
Artiste Plasticien
Icônes pop, voitures de luxe, sculptures 3D et reproductions en petits formats : découvrez un univers visuel où se rencontrent image, matière et couleur, à travers œuvres originales, reproductions, goodies et pièces uniques imprimées en 3D.
Bienvenue dans l’univers de l’art pop contemporain
Ici, chaque image raconte notre époque avec audace, humour et émotion. Les œuvres de la série CA$h-CA$H interrogent le rapport entre art et argent, célébrité et pouvoir, en revisitant les icônes de la mode, du cinéma et de la culture médiatique. Des portraits lumineux et provocateurs où le luxe dialogue avec la critique sociale.
Avec Pop-Clack, place à l’énergie de la couleur et à la mémoire collective. Héros d’enfance, figures mythiques et symboles populaires s’y entremêlent dans une explosion visuelle dominée par le rose, le jaune et le vert. Une série pétillante, où légèreté et profondeur se rencontrent.
Chaque création, qu’elle soit originale ou en petit format, est pensée pour offrir une expérience visuelle forte et accessible.
Entre ironie, émotion et réflexion, cet univers invite chacun à redécouvrir les images qui façonnent notre imaginaire. Entrez, explorez, collectionnez — faites de l’art un geste vivant et personnel.
Paru dans la revue italienne Stile Arte le 27 janvier 2014
MOA DALIENDOG, VOYAGE POÉTIQUE DANS L’OLYMPE DU VINGTIÈME SIÈCLE
Par Anna Piergentili
Les compositions de l’artiste français Moa Daliendog sont éthérées, sous le profil d’une vibration intense de la matière, aux couleurs intenses et vives. Avec sa grâce ravissante, Moa immortalise les déesses d’Hollywood en termes postwarholiens, qui mettent en lumière une attitude non affadie sur ce maître des icônes du vingtième siècle. Une opération pas facile et pourtant parfaitement réussie du point de vue de la réinvention d’un module.
Il aime les vedettes devenues une part de l’histoire telles que Madonna, Marilyn Monroe et Brigitte Bardot, sans pourtant dédaigner les nouvelles célébrités du ‘tapis rouge’. Parmi ses œuvres apparaissent aussi les impérissables Uma Thurman et Claudia Schiffer, jusqu’à Paris Hilton et à la reine de ‘Wrecking Ball’, la très critiqué Miley Cyrus.
L’artiste, partant des portraits photographiques les plus célèbres des stars, tresse une trame chromatique vraiment singulière. Il est un génie dans l’utilisation des textures, sur lesquelles se posent des lumières romantiques et des ombres exquises de dentelles qui enrichissent les images.
Son art délicieusement éclectique surprend par son adresse dans l’utilisation équilibré des teintes pastel, une touche naturaliste qui confère une aura magique particulière aux femmes splendides qu’il représente, comme si elles étaient des fleurs bariolés prisent au piège dans une dimension surréelle. Une réinterprétation sans précédents de la polychromie ‘à plat’ du père du Pop Art, Andy Warhol.
CA$H-CA$H, série mise sous le feu des projecteurs
CA$H-CA$H – L’or des images
Avec CA$H-CA$H, Moa Daliendog compose un panthéon pop où les icônes du cinéma, de la mode et de la musique deviennent la matière première d’une réflexion obstinée sur la valeur : valeur de l’image, de la célébrité, de l’argent, mais aussi valeur intime du regard. Les visages de figures mythiques – Marilyn, Sinatra, Karl Lagerfeld, Greta Garbo, Kim Basinger et bien d’autres – émergent de surfaces saturées de couleurs, de textures et de signes, comme arrachés à l’océan d’images dans lequel nous baignons.
La série s’enracine dans une tradition que l’on pourrait dire « post-warholienne », mais Moa Daliendog en renverse un principe essentiel : là où la sérigraphie jouait la planéité industrielle, CA$H-CA$H revendique la matière, l’épaisseur, la main. Les portraits naissent de photographies retravaillées, imprimées, collées, repeintes, vernies, recouvertes de paillettes, d’effets métalliques et de couleurs acides. Chaque œuvre devient un objet singulier, à mi-chemin entre image, relique et fétiche.
Dans cet univers, le glamour est poussé jusqu’à l’excès : l’or, le vert des billets, les scintillements et les contours nets envahissent l’espace pictural. Tout brille, tout attire, tout semble vouloir séduire le regard. Mais c’est précisément dans cette surenchère que la critique se loge. CA$H-CA$H ne se contente pas de célébrer les stars : la série montre comment elles sont prises dans un système où le visage devient logo, le corps devient marque, et l’aura se mesure en pouvoir d’attraction.
Les icônes ne sont pas seules : autour d’elles gravitent symboles monétaires, clins d’œil graphiques, motifs pop et références à la culture de masse. La figure se trouve comme prise dans un champ magnétique où désir et capital se confondent. Le titre lui-même, CA$H-CA$H, joue du doublon : le « cash » comme argent, mais aussi le « cache-cache » entre ce que l’image montre et ce qu’elle dissimule.
Ainsi, la série met en crise le statut de ces visages familiers : que reste-t-il de Marilyn, de Sinatra ou de Lagerfeld lorsque l’on retire le mythe ? Ou, plus exactement, est-il encore possible de retirer le mythe ? En emprisonnant ces figures dans des surfaces brillantes et denses, Moa Daliendog révèle un paradoxe : nous savons que ce sont des images, mais nous continuons à les désirer comme des présences.
CA$H-CA$H est alors moins un simple hommage à la culture pop qu’une exploration de nos propres obsessions. Le spectateur y rencontre ses souvenirs, ses projections, ses fantasmes. Il se retrouve face à un miroir où l’on ne voit pas seulement des stars, mais notre manière contemporaine de confondre valeur symbolique et valeur marchande. Dans cette constellation d’icônes, une question persiste : qui regarde qui, au juste ? Sommes-nous les spectateurs des images, ou bien les images continuent-elles de nous observer, de nous façonner, de nous dévorer doucement par leur éclat ?
CA$H-CA$H est née d’une obsession simple : comprendre pourquoi certaines images ne nous lâchent jamais. Pourquoi des visages comme ceux de Marilyn Monroe, Frank Sinatra, Karl Lagerfeld, Greta Garbo ou Kim Basinger continuent de nous hanter, des décennies après leur apparition. Pourquoi ils résistent au temps, à l’usure, à la surabondance d’images qui les entourent.
Je pars souvent d’une photographie – un portrait, une pose, un regard. Mais pour moi, cette image n’est qu’un point de départ, un prétexte. Très vite, je la transforme : je coupe, j’imprime, je colle, je peins, j’ajoute des couches, des couleurs, des textures. Je travaille la surface comme on travaille une peau : je la recouvre, je la blesse, je la fais briller. J’aime que l’image devienne un objet, qu’elle ait un poids, une présence, presque une résistance.
Le titre CA$H-CA$H résume mon intention. Il y a le « cash », l’argent, omniprésent dès qu’on parle de star, de luxe, de mode, de cinéma. Et il y a le « cache-cache » : ce jeu entre ce qui apparaît et ce qui se dissimule derrière le glamour. Les symboles monétaires, les couleurs de billets, les éclats dorés sont là pour rappeler que ces icônes sont aussi des produits, des valeurs cotées sur le marché du désir.
Mais je ne cherche pas seulement à critiquer. J’ai aussi une véritable fascination pour ces figures. Elles sont nos mythes modernes, nos dieux de lumière. Elles portent en elles nos rêves, nos fantasmes, notre nostalgie. Mon travail se situe justement dans cette tension : entre admiration et lucidité, entre hommage et mise à distance.
Philosophiquement, la série interroge ce que devient l’aura à l’époque de la reproduction infinie. Est-ce que l’aura disparaît, comme l’annonçait Walter Benjamin ? Ou bien est-ce qu’elle se recompose autrement, dans la matière, dans la surenchère de brillance, dans le geste unique de l’artiste qui « refabrique » une image déjà vue mille fois ? À ma manière, je tente de redonner une singularité à ces visages trop connus, en les plongeant dans un univers qui n’appartient qu’à eux et à moi.
CA$H-CA$H est donc une série sur l’icône, sur le désir, sur l’argent, mais aussi sur le regard.
Je veux que le spectateur soit happé par la couleur et l’éclat, puis qu’il se rende compte, peu à peu, qu’il est en train de regarder sa propre relation aux images. En approchant, il verra la matière, les couches, les accidents. En s’éloignant, il retrouvera l’icône qu’il croyait connaître.
Entre ces deux distances – très près, très loin – se trouve exactement l’espace où je veux l’emmener.